Saturday, September 20, 2008

Mon combat contre Vanbreda International, courtier belge des Assurances Générales de France – Chapitre 1

Le 13 janvier 1997 s’était avéré un jour très froid en Belgique (où je vivais) et au Luxembourg (où je travaillais). Il avait neigé et de grandes plaques de verglas s’étaient formées. Lorsqu’à l’heure de midi je suis sortie du bâtiment où se trouvait mon bureau, à peine avais-je fait quelques pas, je suis tombée sur une plaque de verglas qui ne devait pas y être. En effet, toute cette terrasse de sortie était couverte d’une toiture en matériau transparent destinée justement à protéger l’entrée principale du bâtiment, mais cette toiture présentait une fissure pas encore réparée et les services de nettoyage avaient négligé l’enlèvement de la plaque de verglas. Comme le matin j’étais rentrée par la porte derrière, je n’étais pas au courant de cet éventuel danger et je suis sortie en toute confiance. Malheureusement !

J’avais mal à ma jambe et fesse gauche – le côté sur lequel j’étais tombée – et on ma conduite à l’hôpital d’Arlon, la ville belge où j’habitais à l’époque. Je n’avais rien de cassé, mais il y a évidemment des traumatismes autres qu’une jambe ou bras cassé, qui ne se révèlent qu’au fur et à mesure que le temps passe. De toute façon j’avais mal et le chirurgien en orthopédie que j’ai consulté deux jours après (on ne peut pas être plus de deux jours en congé de maladie sans prescription médicale) m’a mise en arrêt de travail jusqu’au 25 mars et m’a prescrit des séances d’ostéopathie/kiné, que j’ai initiées immédiatement le 19. Une fois écoulés les deux mois, mon médecin ne m’a autorisée à reprendre le travail qu’à mi-temps, et ceci pendant environ encore un mois.

Quelque deux mois après, j’avais toujours mal, mais comme je ne voulais pas retourner en congé de maladie, j’ai pris des jours de congé annuel du 8 au 18 juillet. Le 28 août, pourtant, j’ai dû me rendre à l’évidence de devoir à nouveau arrêter de travailler, et ceci jusqu’au 3 novembre. Au mois d’octobre, j’ai même été hospitalisée pendant 10 jours. Pour Noël, j’ai à nouveau pris congé annuel pendant environ quinze jours, ce qui m’a évité de nouveaux congés de maladie.
Je reconnais aujourd’hui que je n’aurais jamais dû faire l’effort d’aller travailler ; j’aurais plutôt dû prendre congé de maladie jusqu’à ma mise en invalidité. Ni mon employeur ni Vanbreda International n’ont su reconnaître ma bonne volonté ; bien au contraire, ils en ont profité dans un but mensonger et malhonnête.

Mon conseil donc à tous ceux et celles qui auront au jour un cas similaire, c’est justement de ne plus reprendre le travail et attendre la mise-en-invalidité.

Le premier acte qui aurait dû me mettre la puce à l’oreille, c’est lorsque le chef du département de l’Agence de l’OTAN au Luxembourg pour laquelle je travaillais, m’a appelé tout de suite après mon retour du congé annuel du 8 au 18 juillet pour me dire que mon poste avait été supprimé, mais qu’ils avaient ouvert un nouveau poste, exactement avec le même grade et les mêmes caractéristiques, donc je n’avais rien à craindre. Ce fait – complètement dépourvu de sens, d’ailleurs – ne m’a pourtant pas ouvert les yeux à ce moment. Je savais que d’autres situations pareillement bizarres c’étaient produites à maintes reprises avec d’autres collègues. Ce que je n’avais pas compris à l’occasion, c’est que la manœuvre de ces situations pouvait servir des buts différents, d’après la personne qu’elle concernait. Cette manœuvre était utilisée, par exemple, pour faire profiter quelqu’un d’une prime de départ à laquelle la personne en question n’avait aucun droit autrement. Mais on pouvait aussi l’utiliser dans le but de faire pression sur quelqu’un ou de renvoyer ce quelqu’un sans motif et… sans prime de départ. Ce stratagème illégal à la lumière du contrat OTAN a pourtant été employé sans vergogne par le Service du Personnel de la NAMSA contre certains employé(e)s.

Avant de continuer mon témoignage, je dois encore éclaircir quelques points essentiels. La suppression ou la création de postes de travail devait être approuvée le mois de juin de chaque année, lors de la réunion du Comité de Direction, mais son entrée en effet ne se produisait que le 1er janvier de l’année suivante. D’un autre côté, dans un cas comme le mien, où j’avais un contrat de travail à durée indéterminée et je passais sur un poste avec le même grade (et encore avec les mêmes caractéristiques) que celui que j’occupais auparavant, seul un additionnel à mon contrat de travail pouvait être signé. Mais ce que je ne savais pas encore, c’est que le stratagème de suppression d’un poste et ouverture d’un autre exactement pareil cachait, dans la généralité des cas, une intention inavouable de pression sur l’employé pour l’obliger à se conduire conformément aux désirs de la hiérarchie, sous peine de renvoi.

Mon changement de poste de travail entrait bel et bien dans ce type de raisonnement, mais je ne m’en suis aperçue de la raison qu’après les congés de fin d’année, en début janvier. C’est ce que je vous raconterai dans le prochain épisode.

Entre-temps, je vous souhaite un bon weekend.

Dulce Rodrigues

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Saturday, September 13, 2008

Mon combat contre Vanbreda International, courtier belge des Assurances Générales de France - Introduction

Mon rapport avec la Justice est très douloureux. Le sens de justice est sans doute l’une des qualités humaines les plus importantes selon moi. C’est par le moyen de la Justice que nous pouvons aspirer à une société plus équitable ; c’est la Justice qui fait triompher la Vérité, punir les coupables et récompenser les victimes. C’est une valeur que je défends farouchement depuis que j’étais gamine. Une action ou une affirmation ayant atteinte à ce qui est juste me rend complètement hors de moi. Le souci de justice dans mes actions m’accompagne toujours, et ceux qui me connaissent savent que même mon pire ennemi peut compter sur moi pour le défendre si la vérité est de son côté. Le danger passé, évidemment, je ne lui adresserai plus la parole, mais je l’aurai défendu quand même pour que justice soit faite.

Un tel attachement... on peut presque dire... acharnement pour la justice supposerait, normalement, que j’y crois, c’est-à-dire, que je crois à la justice des hommes. Eh bien... non ! Je n’y crois plus! Ma vie est remplie d’exemples qui justifient mon absence de croyance en la Justice, plus précisément dans l’appareil judiciaire, parce que, à vrai dire, c’est bien de cette justice qu’il s’agit. Et si je regarde autour de moi, les exemples ne manquent pas non plus, malheureusement.

Je continuerai pourtant à me battre pour qu’un jour la Justice puisse en toute vérité être représentée par une femme aux yeux bondés. Est-ce que ce jour arrivera... un jour ? J’ose le croire, je le souhaite de tout mon coeur... il le faut... pour le bien de l’humanité ! Du moins je pense qu’en ce qui regarde l’appareil judiciaire, la situation ne peut que devenir mieux qu’elle ne l’est en ce moment... nous arrivons au sommet de la pyramide de la corruption, de la perte de repères et de valeurs humaines... donc, le moment est venu de changer les choses. Et je crois apercevoir, par moments, déjà certains mouvements dans ce sens… au moins de la part de la société civile. Mais c’est peut-être mon optimisme qui me fait voir ce qui n’existe pas encore, car rien ne semble bouger du côté officiel, bien au contraire, les injustices semblent triompher, les entités officielles s’y attachent comme quelqu’un en train de se noyer se cramponne désespérément à n’importe quoi qui flotte au-dessus de l’eau.
Voilà pourquoi je disais tout à l’heure que mon rapport avec la Justice est très douloureux. D’un côté, je ne peux pas vivre le dos tourné vers ce qui est juste, vers ce qui est vrai... Certains diront que la Vérité est quelque chose de très ambigu et qu'à chacun sa vérité. Sur ce point, j’aimerais citer le grand humaniste et missionnaire portugais du XVII siècle António Vieira, qui disait que "la vérité se dépeint toute nue".

Toute ma vie fut inspirée par cet idéal et je me bats pour lui. D’un autre côté, sur mon chemin, j’ai vu et j’ai été victime moi-même de beaucoup trop d’injustices. C’est comme si deux forces opposées se disputaient mon existence : une force maléfique qui essaie de me conquérir en jonchant ma route d’injustices et me montrant ainsi que le combat pour la Vérité est un combat inutile et perdu d’avance ; une force positive qui me pousse toujours à croire qu’il en vaut la peine, que plus tôt ou plus tard les méchants auront leur châtiment et les bons leur récompense. Et ce qui est assez étrange c’est que dans bien des cas, je finis même un jour par savoir que ceux qui m’ont fait du tord subirent entre-temps des revers de la vie. Ce n’est pas la justice des hommes qui fut rendue... je le sais... mais plutôt celle d’une force divine, plus puissante, plus redoutable. Après tout, ne dit-on pas que "quand Dieu ferme une porte, quelque part ailleurs il ouvre une fenêtre" ? Pourquoi ne pas ajouter : "mais il y a des fenêtres qui sont plus larges que des portes!" C’est probablement ce qui me pousse encore à lutter pour cet idéal.

Mais ce combat est un combat de nous tous, et la meilleure façon que j’ai trouvée pour le poursuivre c’est de raconter certains de ces épisodes de ma vie et d’encourager les autres à faire pareil. Seule la dénonciation des injustices peut conduire à un monde plus juste. À ne pas confondre, pourtant, « dénonciation » avec « délation ». La dénonciation est un acte citoyen et moral qui exige le respect du droit et de l’équité. La délation est la dénonciation dans le but de nuire à quelqu’un d’autre dans son propre intérêt ; c’est un acte méprisable.

Je ne vais pas me pencher sur les petites "injustices" dont nous tous sommes victimes, surtout dans notre jeunesse, à l’école, au lycée, entre copains ou copines. Ce que je veux dénoncer sont les situations graves, celles qui peuvent jouer un rôle déterminant dans l’avenir d’une femme, d’un enfant, parfois même de toute une famille. Des situations qui auraient pu être dramatiques pour moi et les miens si je n’avais pas eu, malgré tout, la chance de mon côté ou quelqu’un qui m’a aidée le moment venu. Quelques-unes de ces situations relèvent du domaine strictement parlant de l’appareil judiciaire, c’est à dire, des tribunaux, des juges, des avocats, et elles se sont déroulées au Portugal et en Belgique… au passage par la France. Dans d’autres situations je ne suis pas arrivée jusque-là, parce que quelqu’un hautement placé avait aussi les qualités humaines nécessaires pour les résoudre et était lui aussi un fervent défenseur de l’idéal de justice.

Normalement, quand on raconte sa vie, on le fait commençant par les premiers événements. Je ferai l’inverse ; je commencerai par les derniers, ceux qui sont encore « chauds » et en train de se décider. Ils concernent les déroulements depuis ma mise en invalidité par Vanbreda International, le courtier belge des Assurances Générales de France, jusqu’à nos jours. Un parcours pavé d’illégalités – donc d’injustices – commises par les services administratifs de cet assureur belge avec l’étroite collaboration de leurs médecins-conseil et la bénédiction du Service du Personnel de la NAMSA, l’agence de l’OTAN pour laquelle j’ai travaillé.

L’histoire débute le 13 janvier 1997, jour où j’ai eu un accident de travail. Dans le prochain épisode vous en saurez plus, je vous le promets.

Je vous souhaite une bonne journée.
Dulce Rodrigues

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