Mon combat contre Vanbreda International, courtier belge des Assurances Générales de France – Chapitre 1
Le 13 janvier 1997 s’était avéré un jour très froid en Belgique (où je vivais) et au Luxembourg (où je travaillais). Il avait neigé et de grandes plaques de verglas s’étaient formées. Lorsqu’à l’heure de midi je suis sortie du bâtiment où se trouvait mon bureau, à peine avais-je fait quelques pas, je suis tombée sur une plaque de verglas qui ne devait pas y être. En effet, toute cette terrasse de sortie était couverte d’une toiture en matériau transparent destinée justement à protéger l’entrée principale du bâtiment, mais cette toiture présentait une fissure pas encore réparée et les services de nettoyage avaient négligé l’enlèvement de la plaque de verglas. Comme le matin j’étais rentrée par la porte derrière, je n’étais pas au courant de cet éventuel danger et je suis sortie en toute confiance. Malheureusement !
J’avais mal à ma jambe et fesse gauche – le côté sur lequel j’étais tombée – et on ma conduite à l’hôpital d’Arlon, la ville belge où j’habitais à l’époque. Je n’avais rien de cassé, mais il y a évidemment des traumatismes autres qu’une jambe ou bras cassé, qui ne se révèlent qu’au fur et à mesure que le temps passe. De toute façon j’avais mal et le chirurgien en orthopédie que j’ai consulté deux jours après (on ne peut pas être plus de deux jours en congé de maladie sans prescription médicale) m’a mise en arrêt de travail jusqu’au 25 mars et m’a prescrit des séances d’ostéopathie/kiné, que j’ai initiées immédiatement le 19. Une fois écoulés les deux mois, mon médecin ne m’a autorisée à reprendre le travail qu’à mi-temps, et ceci pendant environ encore un mois.
Quelque deux mois après, j’avais toujours mal, mais comme je ne voulais pas retourner en congé de maladie, j’ai pris des jours de congé annuel du 8 au 18 juillet. Le 28 août, pourtant, j’ai dû me rendre à l’évidence de devoir à nouveau arrêter de travailler, et ceci jusqu’au 3 novembre. Au mois d’octobre, j’ai même été hospitalisée pendant 10 jours. Pour Noël, j’ai à nouveau pris congé annuel pendant environ quinze jours, ce qui m’a évité de nouveaux congés de maladie.
Je reconnais aujourd’hui que je n’aurais jamais dû faire l’effort d’aller travailler ; j’aurais plutôt dû prendre congé de maladie jusqu’à ma mise en invalidité. Ni mon employeur ni Vanbreda International n’ont su reconnaître ma bonne volonté ; bien au contraire, ils en ont profité dans un but mensonger et malhonnête.
Mon conseil donc à tous ceux et celles qui auront au jour un cas similaire, c’est justement de ne plus reprendre le travail et attendre la mise-en-invalidité.
Le premier acte qui aurait dû me mettre la puce à l’oreille, c’est lorsque le chef du département de l’Agence de l’OTAN au Luxembourg pour laquelle je travaillais, m’a appelé tout de suite après mon retour du congé annuel du 8 au 18 juillet pour me dire que mon poste avait été supprimé, mais qu’ils avaient ouvert un nouveau poste, exactement avec le même grade et les mêmes caractéristiques, donc je n’avais rien à craindre. Ce fait – complètement dépourvu de sens, d’ailleurs – ne m’a pourtant pas ouvert les yeux à ce moment. Je savais que d’autres situations pareillement bizarres c’étaient produites à maintes reprises avec d’autres collègues. Ce que je n’avais pas compris à l’occasion, c’est que la manœuvre de ces situations pouvait servir des buts différents, d’après la personne qu’elle concernait. Cette manœuvre était utilisée, par exemple, pour faire profiter quelqu’un d’une prime de départ à laquelle la personne en question n’avait aucun droit autrement. Mais on pouvait aussi l’utiliser dans le but de faire pression sur quelqu’un ou de renvoyer ce quelqu’un sans motif et… sans prime de départ. Ce stratagème illégal à la lumière du contrat OTAN a pourtant été employé sans vergogne par le Service du Personnel de la NAMSA contre certains employé(e)s.
Avant de continuer mon témoignage, je dois encore éclaircir quelques points essentiels. La suppression ou la création de postes de travail devait être approuvée le mois de juin de chaque année, lors de la réunion du Comité de Direction, mais son entrée en effet ne se produisait que le 1er janvier de l’année suivante. D’un autre côté, dans un cas comme le mien, où j’avais un contrat de travail à durée indéterminée et je passais sur un poste avec le même grade (et encore avec les mêmes caractéristiques) que celui que j’occupais auparavant, seul un additionnel à mon contrat de travail pouvait être signé. Mais ce que je ne savais pas encore, c’est que le stratagème de suppression d’un poste et ouverture d’un autre exactement pareil cachait, dans la généralité des cas, une intention inavouable de pression sur l’employé pour l’obliger à se conduire conformément aux désirs de la hiérarchie, sous peine de renvoi.
Mon changement de poste de travail entrait bel et bien dans ce type de raisonnement, mais je ne m’en suis aperçue de la raison qu’après les congés de fin d’année, en début janvier. C’est ce que je vous raconterai dans le prochain épisode.
Entre-temps, je vous souhaite un bon weekend.
Dulce Rodrigues
Labels: assurances, Justice
